Dalila Benfriha, Respiration & NeuroSens

Qui je suis

DalilaBenfriha

Ce métier, je l'ai commencé en essayant de me comprendre moi-même. Le reste est venu après.

J'ai vécu un mariage qui a duré trop longtemps. Pendant des années, j'ai cru que le problème, c'était moi. Je me suis laissée aller. Je m'effaçais un peu plus chaque année, jusqu'à me perdre. Je ne savais plus qui j'étais. J'ai normalisé des sacrifices et des douleurs qui n'avaient rien de normal. Je sais aujourd'hui à quel point c'est répandu : je retrouve cette mécanique chez la plupart des femmes et des hommes que je reçois. À l'époque, je croyais être la seule.

Il m'a fallu du temps pour poser la seule question qui comptait : qui je suis, moi, en dehors de cette relation ?

Je suis partie. Et j'ai compris, bien plus tard, que ces années n'avaient pas été perdues. Elles sont devenues ma matière première. C'est de là que vient ma façon d'écouter : quand quelqu'un s'assoit en face de moi et commence à minimiser ce qu'il traverse, je reconnais les signes. Je les ai habités.

Se former, encore

Depuis 2009, je ne me suis jamais arrêtée de me former. Hypnose, PNL, thérapie par les mouvements oculaires, tapping, thérapie de couple, sexothérapie fonctionnelle, MBTI, Process Com, ateliers de parents. Neuf certifications, en France et à l'étranger.

Ce n'est pas de la collection. Chaque formation est venue répondre à un blocage que la précédente ne savait pas dénouer. Et à chaque fois, c'est une personne précise, assise dans mon cabinet, qui m'a poussée à repartir apprendre.

Seize ans de cabinet

À partir de 2010, j'ai commencé à recevoir. Des milliers de personnes depuis. Des femmes, des hommes, des adolescents sous pression, des enfants, des couples qui ne se parlaient plus qu'en logistique.

Ce que j'aime dans la thérapie brève, c'est qu'on ne s'installe pas. Les gens ne restent pas des années chez moi. Ils viennent, quelque chose se dénoue, ils repartent vivre. Mon métier consiste à devenir inutile le plus vite possible : je ne connais pas de plus belle façon de faire ce travail.

Ce que les mots ne réparaient plus

Il y a une chose que j'ai vue revenir, encore et encore.

Des personnes qui avaient tout compris de leur histoire. Qui la racontaient parfaitement, dans le détail, avec les bons mots. Et dont le corps continuait de sonner l'alarme. Chez elles, le récit ne réparait plus rien : il tournait en boucle.

J'ai fini par admettre que comprendre ne suffit pas toujours. Qu'il fallait passer ailleurs. Je suis allée chercher les techniques qui vont au-delà des mots, celles qui s'adressent directement au corps.

NeuroSens

NeuroSens est né de cette recherche.

Le souffle ouvre. Le son porte. Ma voix guide. Et à un moment, le système nerveux comprend qu'il peut lâcher, sans qu'on lui ait rien expliqué.

C'est ce moment-là que je cherche, à chaque fois.

Les bandes sonores, je les compose avec Arthur, mon compositeur, depuis plusieurs années. Je lui décris ce que je cherche à provoquer dans un corps : à quel moment le souffle doit s'ouvrir, où ma voix vient se poser, quand il faut laisser le silence travailler. Il le traduit en fréquences. On écoute, on jette, on recommence.

Ce sont des compositions pensées pour le casque, capables d'emmener quelqu'un beaucoup plus loin qu'une musique de relaxation. C'est un travail long, fait d'essais et d'ajustements à la minute près. Et c'est ce qui rend une immersion NeuroSens impossible à reproduire ailleurs.

Transmettre

Si je réunis aujourd'hui douze personnes dans mon cabinet, ou cinquante dans une salle à Paris, c'est pour une raison simple : ce que j'ai mis des années à trouver, je n'ai pas envie de le garder pour moi.

Beaucoup de gens que je reçois pensent qu'ils sont faits comme ça. Que l'angoisse, la fatigue, le schéma qui se répète, ce serait leur caractère. Ce n'est pas leur caractère. C'est quelque chose qui s'est installé, et ce qui s'est installé peut se désinstaller. Je l'ai vu des milliers de fois, et je continue de le voir chaque semaine.

C'est le seul message que j'ai envie de faire passer : ça peut bouger. Souvent plus vite qu'on ne le croit.
  • Ce que je ne suis pas

    Médecin, psychologue, psychothérapeute. Je le dis clairement, parce que dans ce métier le flou est une faute. Je travaille en complément d'un suivi, jamais à sa place, et il m'arrive de déconseiller une séance et d'orienter quelqu'un ailleurs.

  • Ce que je suis

    Quelqu'un qui est passée par là. Qui a mis seize ans à se former sérieusement. Et qui a fini par faire davantage confiance aux corps qu'aux explications.

Je reçois à Aulnay-sous-Bois. J'anime les immersions à Paris.

Les ateliers NeuroSens sont des activités de bien-être et ne remplacent pas un traitement médical ou psychothérapeutique.

Avec le son